Wednesday, March 23, 2005

Hoashan

14 février 2005, pour la saint Valentin, Yalan , sur les recommandations de Honghan, nous a préparé une excursion en montagne. Levés aux aurores, après un buffet petit-déjeuner, nous nous préparons, sacs à dos, chaussures de montagne. Nous avons rendez-vous à sept heures, avec un beau-frère de Yalan qui est chauffeur de taxi. Surprise ! Yalan est venue aussi de peur que nous n’arrivions pas à nous faire comprendre. Nous nous rendons dans une station équipée d’un téléphérique autrichien (tous les panneaux sont traduits en allemand). Un sentier, en fait un escalier, permet de monter à pied mais nous décidons sagement de garder des forces pour le sommet où de plus, veinard que nous sommes, il semble qu’il y ait du soleil. Les chemins sont en fait des trottoirs assez larges ponctués d’escalier parfois très raides. Sheng nous avait fait part de sa surprise en matière de chemin lors d’une randonnée aux cornettes de bises, mais nous n’avions pas capté à quel point leur conception de la montagne différait de la notre.

Les escaliers sont encadrés de mains courantes en chaîne dont les anneaux sont forgés. Une coutume qui remplace avantageusement les graffitis veut qu’on attache un cadenas après ces chaînes comme porte bonheur. Certains sont en forme de cœur et les marchands les gravent aux noms de leurs clients. Un système de haut-parleur le long du sentier permet de faire passer des consignes. Des panneaux rappellent de ne pas marcher en regardant le paysage…

Le chemin traverse des temples et l’afflux des touristes permet même de nourrir quelques chats.

Le paysage n’est pas complet sans un petit pont. De nombreux jeunes essaient de communiquer avec les quelques mots d’anglais qu’ils connaissent. Notre grand age les interpelle : Nous avons l’age de leurs parents et sommes sans doute un peu plus habitués à la montagne. C’est ainsi que nous rencontrons Fiona et sa cousine qu’elle appelle sa sœur parce qu’elle est la fille du frère de son père.



Les constructions abritent aussi les marchands de cadenas et de nourritures.

La marmite destinée aux offrandes n’échappe pas aux lockers.

Aux temps anciens, il était interdit aux déesses d’approcher les hommes. Bravant l’interdiction, une déesse enfanta un géant et en punition fût enfermée au sein de la montagne. Son fils vint la délivrer avec la hache retrouvée sur les lieux…


Puis nous nous rendons à la porte du ciel. Un endroit où il suffirait de se hausser un peu pour entrer dans le ciel si proche.

D’ailleurs c’est écrit…

Une autre façon d’attirer la chance est d’attacher des rubans aux arbres

Nous allons découvrir la via ferrate façon chinoise, pas de baudrier. Nous nous lançons sur les traces d’un héro de roman, qui en punition de ses fautes est allé méditer au-dessus du vide.

L’abandon de l’échelle métallique pour prendre pied sur la passerelle est un acte audacieux qui justifie le « V » de la victoire de Fiona.


Dominique nous suit croyant que nous rejoignons le chemin, alors qu’il faudra faire demi-tour. Quelques beaux cauchemars en perspective !

Une deuxième ferrate va nous permettre de visiter l’endroit où un empereur jouait aux échecs après ses exercices matinaux. La glace qui recouvre les marches taillées la rend difficile.



Pour corser le jeu, certains accrochent des rubans dans un pin qui a poussé à l’horizontal.


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