Tuesday, March 22, 2005

Suzhou

Mardi 8 février Nous nous sommes fait réveiller à 6 :30 pour avoir le temps de nous préparer payer l’hôtel trouver un taxi et le train sans l’aide précieuse de Yuanyuan. Nous devons être dans un bon jour, le gardien de l’hôtel nous appel un taxi qui met toutes les valises dans sa voiture alors qu’en général, il faut deux taxis. Le magasin de croissants français qu’on avait repéré hier n’a pas ouvert à 7 heures comme indiqué. Malesh ou plutôt Meio y’a pas …

A la gare un porteur enlève les valises d’autorité, pendant que je paie le taxi. Finalement, il nous évite de nous poser trop de questions pour trouver la salle d’attente puis le quai d’embarquement.

Nous avions été très prévenu sur le genre d’épreuve que peut présenter le voyage en train. Nous avons éviter la plus part des écueils en faisant prendre les billets par une agence. Le prix s’en ressent mais pas de queue. Nous sommes en « assis mou », c'est-à-dire dans un train confortable. Seul les personnes ayant le billet du train au départ accèdent au quai et tout le monde à une place assise et réservée comme dans le TGV. Les trains nous semblent modernes. Le cerbère, qui filtrait l’entrée du wagon, se transforme en steward pour vendre des boissons chaudes, puis passe la serpillière pendant la marche du train. Nous longeons des canaux et probablement le canal impérial. Nous apercevons quelques boat people, des gens qui ont leur habitent sur une grosse barque.

L’hôtel réservé par l’agence à Suzhou, est luxueux, les chambres spacieuses avec un lit à se perdre.

Nous sommes en pleine soirée de la fête du printemps et malgré la pluie, les groupes se succèdent au tambour, entre deux rafales de pétards.

J’avais déjà vu un nouvel an chinois à Los Angeles, mais là les pétards sont empilés jusqu’à trente centimètres d’épaisseur.

Lors des explosions des plus gros pétards et des fusées de feux d’artifice répercutées par les immeubles le bruit peut-être douloureux. L’orchestre des hommes prend la suite de celui des femmes après la procession du dragon.

Une armée de balayeur intervient dés la fin d’une série de pétard pour nettoyer la chaussée. Des magasins étalent sur un carton une série de pétards, pour leur clientèle. Ils ferment momentanément les portes le temps de la mise à feu.

Sous la neige on voit le chapeau pointu recouvrir la casquette. Les balais de joncs s’affairent.

Une fillette, en bronze, en costume d’été mange des pommes caramélisées, enfichées sur une baguette.

Le coq est omniprésent, non ce n’est pas parce que c’est l’année de la France, mais cela tombe bien, c’est l’année du coq.

Nous nous promenons dans les rues, apercevant les feux d’artifice qui se répondent d’un quartier à l’autre. Suzhou est la ville des jardins. Jardins d’art, il existe plusieurs écoles. Celle de Suzhou est célèbre et s’est vu confier de nombreuses réalisations de par le monde, le jardin de Van Couver par exemple. L’hôtel possède son propre jardin miniature avec ponts et poissons rouges.

Devant un buffet abondant nous prenons le petit déjeuner avant l’arrivée de notre guide Ada qui nous emmène visiter le « jardin de la politique de l’homme simple »… « Cultiver son jardin pour subvenir à ses besoins journaliers, voilà ce qu'on appelle la politique des simples ».

L’art du jardin est de regrouper sur un espace restreint des paysages variés, montagnes, forêts.

L’art du cadre met en valeur un point de vue, Chaque détail peut-être une évocation, la forme des toits en courbe et vagues, la couleur des tuiles émaillées, les dragons de faîtière protégeant des mauvais esprits. Les mauvais esprits vont dans l’axe nord-sud aussi il convient de prendre quelques précautions : un mur, une chicane ou un pont en zigzag les déroutent. A l’intérieur des pavillons des bonzaïs déjà en fleurs. De loin en loin un miroir accentue l’impression de distance. Pour être certain d’avoir la vue sur la tour hors du jardin et afin qu’elle ne soit pas démolie, le propriétaire l’a louée. De nos jours il n’y a plus de problème car le propriétaire possède l’un et l’autre, c’est l’Etat !

Des mosaïques de galets décorent les trottoirs des chauves-souris pour porter chance aux cygnes pour leur longue vie.

Nous faisons naturellement un détour pour ne pas marcher dessus mais nous nous apercevons que les chinois font le contraire, en stationnant sur le cygne ils gagneront sa longévité !

Le joyau du jardin, pour moi, est une petite « grotte-montagne » qui tient à la fois de la cabane pour enfants et du terrain de jeu que l’on peut gravir de plusieurs façons.

Un pavillon est orienté pour que son toit réalise une configuration avec le toit d’un autre pavillon et les ouvertures, ici en éventail, circonscrivent un paysage.

Là c’est un duc d’Albe particulièrement décoré qui attend l’amarrage d’une barque.

Les plantes sont attachées en forme d’oiseaux ou d’éléphants créant avec les bonzaïs des micros jardins à l’intérieur du jardin.

Le soir nous dînons dans un restaurant réputé, les vestes sont munies d’une housse destinée à les protéger des projections.

Le poisson est préparé de façon très impressionnante. La chaire est regroupée en boulettes que nous parviendrons à saisir avec les baguettes Une feuille de chou enveloppe une farce que nous mangeons avec les doigts munis d’un gant de plastique…


Le restaurant laisse une place importante à la décoration : roue à aubes et bambous…

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