Tuesday, March 22, 2005

Visite de Shanghai

Nous allons sur la place du peuple, en métro, propre moderne dans une foule raisonnable si on compare avec le métro parisien. Nous débouchons face à la mairie on aperçoit le gratte-ciel soucoupe volante.




Et le stylo :


Puis nous entrons dans le musée.

Nous ne vous ennuierons pas avec les photos, elles ne sont pas autorisées dans le musée. Nous notons que la poterie, puis la faïence, le grès puis la porcelaine existent depuis des temps immémoriaux, alors que notre hérétique Bernard Palissy qui eut le tort de vivre en pleine guerre de religion, ne découvrit qu’avec peine le secret des émaux, à une époque récente. Il ne fut pas reconnu comme savant et artiste, il vécut de son métier de géomètre et mourut embastillé. Donc, en France à pareil époque ni céladon ni bleu de cobalt, ni timoku. Nous avons aussi un avant goût de ce qui nous attend à Xi’an. Une exposition des dernières découvertes des fosses de l’armée enterrée de Xian se tient en ce moment. Jacques Chirac en a eu la primeur. Il a nous explique un gardien qui comprend que nous sommes « faguo » pu voir des articles non exposés. Un nombre considérable de pots en bronze de toutes tailles très décorés et de curieux carillons sont exposés dans la section bronze. La seule photo sera dans le salon de thé, lieu de rendez-vous.

Après le musée nous allons visiter le Bund. La tour la plus haute, 3° du monde nous dit-on. Et nous montons dans l’antenne, la perle de Shangha i.





De la tour la vue est un peu brumeuse ; dommage toutefois on a une bonne idée de la ville.



On voit encore un peu d’espaces verts. La photo suivante montre l’emplacement d’une prochaine tour.




Je ne résiste pas à vous faire partager nos meilleures photos de jour et de nuit.














Pas mal comme vue pour un jour de pluie, si de la lune on voit la muraille de Chine, de la perle de Shanghai on voit Venise et Kheops, c’est même dans le bas de la tour des affiches monumentales. Je vous fais grâce de la tour Eiffel et de l’arc de triomphe.
Il y a aussi des scènes présentant les vœux de nouvel an aux grands-parents.





Un modèle que bien des parents occidentaux envieraient…










Incidemment, nous croyons apercevoir une exposition de cyclo-pousse. Nous entrons sans conviction. Il y a une belle collection de voitures anciennes, un peu comme celle de la fondation Gianadda à Martigny. Mais il y a surtout une reconstitution de la ville de Shanghai à l’époque des concessions britannique et française. Passons sur le vilain rôle que nous avons joué en les forçant à accepter le commerce de l’opium que l’empereur voulait abolir. Les concessions se présentent comme une ville européenne prospère, alors qu’à ses portes un million d’habitants survivent dans des abris de fortune. L’exposition se présente sous forme de ruelles avec commerces et métiers. Des bâtiments officiels jusqu’au fumerie d’opium. Le tout avec un bruitage. Retour au XXI° siècle par la sonnerie du téléphone de Yuanyuan. Nous sommes en retard car ce soir nous sommes invités chez ses parents.




Dans les cadeaux d’usage nous avons apporté une bouteille de champagne qu’ils pourront boire pour la fête du printemps. Yuanyuan explique à ses parents nos usages, aussi, le père prépare un vin jaune. C’est un vin sans raisins produit avec du riz, je crois, avec les mêmes techniques de vinification que les grands vins français, il se boit chaud. Pour nous il s’apparente à un vin cuit où à un porto. Il se laisse très bien boire peut-être y ai-je fait un peu trop honneur. A la fin du repas, le père nous offre quatre bouteilles que nous réduirons à deux comptes tenus du poids et de la difficulté à transporter des bouteilles. Comme autre bonne mauvaise idée nous offrons des cigarettes françaises gauloises. Produit étonnant et typiquement français. Nous apprenons dans la conversation que le père de Yuanyuan travaille dans la répartition du tabac à Shanghai… Sa maman est maintenant retraitée. Ils nous racontent succinctement ce que fut la révolution culturelle pour eux. Camp de travail dans le nord pendant dix ans dans des conditions très difficiles.

La fin du repas est l’occasion d’une chanson à propos d’un petit brin d’herbe. C’est une chanson que tous les chinois reconnaissent quand on la fredonne. Merci Xing, pour cette clef magique. Xiang-Hui nous a dit que la chanson évoquait la situation de Taïwan, abandonné par le grand frère américain face au géant.

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